Capitaine de navette fluviale

Capitaine Gladys, aux commandes… de sa carrière

gladysElle n’est pas du genre à passer inaperçue : gaie comme un pinson et bavarde comme une pie, pimpante et dynamique, Gladys a tout de suite « fait mouche » en 2009, lors de son premier contrat saisonnier à Batobus, entité des Bateaux Parisiens.
Dès l’année suivante, elle signait un nouveau CDD… et demandait à devenir matelot. Avec une idée en tête : atteindre le grade de capitaine.

« J’ai fait une formation intensive, les journées étaient longues, l’hiver était froid, mais j’étais contente. Je n’arrêtais pas de poser des questions », raconte cette jeune femme titulaire d’un Bac littéraire option arts plastiques et qui n’avait, auparavant, connu que la fac de sociologie et les petits boulots.
Mais rien ne semble désormais arrêter Gladys, qui mène ferme la barque de sa vie : l’entrée dans ce nouveau métier ne l’a nullement empêchée, dans le même temps, de se marier et de faire un bébé.

Au bout de deux ans, la voilà même nommée capitaine. « Mon mari, caporal dans l’armée, est très fier de mon grade ! », s’amuse-t-elle. « Capitaine est un métier difficile, poursuit-elle. Il faut énormément anticiper dans la conduite, les courants sont parfois très forts et l’on a la responsabilité, à chaque voyage, de quelque 200 vies humaines. »
Très rigoureuse derrière son immuable sourire, Gladys est pourtant aussi à l’aise le gouvernail en main qu’elle l’était face aux clients. « Le métier de matelot m’a appris à m’imposer, commente-t-elle, et celui de capitaine, à maîtriser mon stress. »

Aujourd’hui, bien qu’elle se considère encore comme une « jeune capitaine », Gladys parvient, tout en pilotant son bateau, à s’émerveiller des lumières changeantes sur la Seine ou des illuminations de la Tour Eiffel. « Je navigue, comme je le désirais », conclut-elle, avant d’ajouter, malicieuse : « Dire que je n’ai même pas le permis voiture ! »

 

Témoignage vidéo : Gladys, capitaine de navette fluviale « Batobus »

 

Françoise Lesponne, DRH des Bateaux Parisiens

« La mixité, c’est aussi la diversité »

« Nous avons toujours eu environ un tiers de femmes dans nos équipes mais, traditionnellement, surtout aux postes administratifs et commerciaux.

Depuis 2010, nous nous mobilisons pour développer l’égalité hommes-femmes à tous les niveaux, à l’accueil, dans le contact avec le public, ainsi que dans l’exploitation.

Nos métiers ne sont plus physiques comme autrefois. Il y a désormais cette dynamique, qui s’inscrit plus largement dans une politique diversité. Parmi les 80 à 85 salariés que nous embauchons chaque année en haute saison, il y a une quarantaine de nationalités différentes ».