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Préparatrices de commandes

Denise Nock et Denise Meyer : Un emploi « sûr » pour la fin de carrière

denisesÀ 9 ans de l’âge de la retraite, Denise Nock souffle : depuis avril 2006, elle est à l’abri du chômage, embauchée en tant que préparatrice de commande chez Rhenus Logistics, à Strasbourg. « Je ne trouverai plus de travail à mon âge ! », lance-t-elle.

Après 18 ans passés en service dans la restauration traditionnelle et collective, Denise voulait changer de secteur : « Les horaires décalés m’empêchaient d’avoir une vraie vie de famille », explique-t-elle.
Seulement voilà : son projet de reconversion dans le métier d’aide-soignante tombe à l’eau lorsqu’elle échoue à l’entrée d’une école spécialisée. Aussi, après deux ans de CDD sans qualification en maisons de retraite, Denise s’inscrit en intérim pour trouver « une place stable et durable » dans une autre branche.

« Va vers la logistique, ma fille »

Ce sera la logistique : « J’ai été intérimaire pendant 6 mois, puis j’ai été embauchée, se souvient-elle. Comme j’ai senti que j’en avais besoin, j’ai demandé une formation en informatique et elle a été acceptée. »
Depuis, elle prépare des commandes d’implants oculaires pour des hôpitaux. « Je marche beaucoup, dans l’entrepôt, explique-t-elle, mais je n’ai pas de charges trop lourdes à porter. Quant aux horaires, ils vont de 9h30 à 17 heures tous les jours. »

Dans l’atelier voisin, Denise Meyer a elle aussi trouvé chez Rhenus Logistics le CDI qu’elle espérait.
« En 2005, après avoir élevé pendant douze ans mes cinq enfants, j’ai voulu retravailler, explique-t-elle. Mais mon conseiller Pôle Emploi ne me proposait que des postes en restauration, parce que j’avais été cuisinière. Or moi, je ne voulais plus faire des horaires décalés ».

C’est, là encore, l’intérim qui lui permet de découvrir la logistique. D’abord chez Heppner, puis à Rhenus Logistics, où elle a pu bénéficier d’une formation.
« Je suis emballeuse, détaille-t-elle. Cela nécessite de porter des charges lourdes, mais je tiens le coup. D’ailleurs, dans mon atelier, nous sommes trois femmes sur sept personnes. »

C’est pourquoi, voyant sa fille peiner à décrocher un emploi, Denise n’a eu qu’un conseil : « Va vers la logistique : là, il y a du travail ! »

 

Témoignages : Denise N. et Denise M., préparatrices de commandes